LA LUMINOTHERAPIE

A partir du mois d’octobre la luminosité naturelle baisse nettement sous nos latitudes et c’est particulièrement vrai au nord de la Loire. Ce manque d’exposition au soleil entraîne des troubles de santé divers selon les personnes et les sensibilités de chacun. Ainsi certains individus vont voir leur appétit augmenter, d’autres vont subir des poussées d’acné accrues. Les femmes peuvent aussi être plus touchées que d’ordinaire par le SPM ( Syndrome Pré Menstruel).Mais le trouble de santé le plus fréquent lié au manque de soleil est la dépression saisonnière encore appelée TAS ou Trouble Affectif Saisonnier. Cet épisode dépressif toucherait environ 5% de la population française, majoritairement des femmes.

Le TAS se caractérise par les symptômes suivants:

-irritabilité

-manque d’énergie

-tristesse

-troubles du sommeil

Mais des troubles alimentaires et de la libido peuvent également survenir.

Il existe des solutions pour aider à surmonter cette période difficile.

Tout d’abord, il est déjà recommandé de pratiquer de l’exercice en plein air afin de s’exposer à la lumière naturelle. Toutefois, en hiver, la luminosité peut descendre en dessous des 3000 lux ( unité de mesure de l’intensité lumineuse) alors qu’elle peut atteindre les 10000lux sous un ciel d’été. La solution peut être alors la luminothérapie ou photothérapie qui consiste à s’exposer régulièrement sous une lampe médicale spécifique qui reproduit les rayonnements solaires tout en filtrant les rayonnements UV néfastes pour la peau.

Très utilisée dans le nord de l’Europe et notamment en Finlande, la luminothérapie est même remboursée par la sécurité sociale dans certains pays comme la Suisse.

La lumière agit directement sur l’horloge biologique interne d’où son efficacité sur les troubles du sommeil liés au travail posté ou aux décalages horaires  de jet lag.

En pénétrant par la rétine de l’œil, la lumière va stimuler la sérotonine, hormone qui régularise l’humeur mais aussi réguler la mélatonine, hormone qui régit le sommeil.

Afin de bénéficier au mieux de la photothérapie, il est conseillé de se rendre chez un naturopathe ou tout autre spécialiste de la luminothérapie. Celui-ci adaptera la fréquence, l’horaire mais aussi la durée des séances à vos besoins spécifiques et à votre état de santé général. En effet, des contre indications existent comme les troubles bipolaires, la diabète, l’épilepsie ou encore certaines maladies oculaires. De même la prise de certains traitements photo sensibilisants n’est pas compatible avec la luminothérapie ; c’est le cas pour la prise de lithium, les tétracyclines, la vitamine D ou bien simplement l’utilisation de certaines huiles essentielles.

Enfin il existe une multitude de lampes de luminothérapie sur le marché et la qualité, qui se paie chère, n’est pas toujours au rendez-vous. Une lampe qui n’atteint pas les 10 000lux sera plutôt décorative…De même, il faudra toujours veiller, pour des raisons de sécurité principalement, à ce que le dispositif soit soumis à la norme médicale CE 93/42/CEE.

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